Pour une eau sans pesticides !

Les pesticides et leurs résidus (métabolites) contaminent l’eau en Bretagne de façon généralisée et durable.
Nous voulons une eau et des milieux aquatiques de qualité.
Nous voulons boire de l’eau du robinet sans inquiétude.
Nous exigeons des pouvoirs publics une réelle prise de conscience et qu’enfin des mesures ambitieuses soient prises pour en finir avec l’usage des pesticides.


3687 signataires.

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Un constat d’échec

Cette contamination généralisée, qui perdure 30 ans après les premières actions de reconquête de la qualité de l’eau, témoigne de l’échec des politiques publiques visant à réduire l’usage des pesticides en France. À l’exemple du plan Écophyto dont l’objectif de moins 50 % n’a jamais été atteint et l’échéance sans cesse repoussée.

C’est aussi en parallèle, avec des problèmes amplifiés par la présence de métabolites, l’échec des mesures prises pour assurer la qualité de l’eau : manque d’anticipation, d’ambition et de pertinence, souvent accompagnés d’une grande frilosité dans leur application. Et pourtant, la Bretagne souffre depuis des décennies de la mauvaise qualité de son eau et subit les effets délétères que cela engendre sur les milieux naturels et sur la biodiversité.

Des traitements coûteux et incertains

Depuis plusieurs décennies, de coûteuses usines de traitement ont ainsi dû être installées pour assurer la production d’eau potable, alors qu’on fermait des points de captage en eau superficielle trop pollués, ou qu’on devait se tourner vers des forages en eau souterraine, supposée être de meilleure qualité.

Au fil des années, il a aussi fallu continuellement renforcer les traitements pour réduire la pollution de l’eau potable par les pesticides et leurs résidus, notamment par la mise en place coûteuse de filtres à charbon actif, qui ne sont que partiellement efficaces.

Les consommateurs qui trinquent

Aujourd’hui, de nombreuses prises d’eau sont contaminées durablement par les pesticides et leurs métabolites. Quand elles existent, les installations de traitement s’avèrent insuffisantes : ce sont les consommateurs qui trinquent en recevant une eau non-conforme à leur robinet, qu’ils paient de plus en plus cher.

Pour Eau & Rivières de Bretagne, il est urgent d’intervenir pour restaurer la qualité de l’eau, délivrer une eau conforme au robinet des Bretons et rétablir leur confiance dans l’eau potable. Des décisions fortes doivent être prises dès cette année pour engager la diminution de la contamination de notre environnement par les pesticides*.

Nous demandons :

Pour tous les captages en eau superficielle destinés à la production d’eau potable :

  • définir une aire d’alimentation de captage (AAC),
  • prendre des mesures d’interdiction immédiate d’usage des pesticides* sur les AAC, tout en évitant le recours à la simple substitution,
  • renforcer les infrastructures agro-écologiques.

Pour les captages en eau souterraine destinés à la production d’eau potable :

  • que la totalité de la surface agricole utile du périmètre de protection de captage (PPC) soit cultivée en respectant le cahier des charges de l’agriculture biologique,
  • à défaut, que seuls les produits utilisables en agriculture biologique soient autorisés d’usage sur la totalité du PPC et ce, dès aujourd’hui.

Revoir et élargir la notion de captage prioritaire au regard de la contamination quasi-généralisée par les pesticides et leurs métabolites.

Pour chaque euro investi dans les mesures curatives urgentes, investir à minima un montant équivalent dans les mesures préventives visant la restauration de la qualité de l’eau brute, en privilégiant : la réduction de la taille des parcelles, la renaturation des bords de parcelles, les reconceptions et les changements de systèmes agricoles, le développement de l’agriculture biologique en priorisant les territoires à enjeux eau potable.

Les objectifs datés de réduction fixés par le plan Écophyto soient respectés et que la gouvernance de ce plan soit véritablement adaptée aux enjeux de qualité de l’eau et de protection de la biodiversité

Au-delà de régler cette question urgente des métabolites dans l’eau potable, les autres impacts sur le vivant des pesticides de synthèse sont majeurs et doivent conduire la Bretagne à s’engager dans un plan ambitieux de sortie des pesticides* d’ici à 2024.

*pesticides de synthèse


La liste des premiers signataires :

AAPPMA du Pays Bigouden
AAPPMA du Pays de Lorient,
Abers-Nature,
AFOC 22,
Alerte des médecins sur les pesticides,
Association Médardaise Chlorophylle
Association Pays d’Emeraude mer environnement (APEME),
Association Protection et promotion de la Côte des Légendes (PPCL),
Bénit Paule, Ingénieure de Recherche à l’Inserm
Bevañ Tost d’ar Menez Bre,
Bretagne Vivante,
Coben,
Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest,
De la source à la mer,
Den dour Douar,
Dubreuil Thomas, avocat
Eau & Rivières de Bretagne,
Erquy Plurien Environnement,
France Nature Environnement Bretagne,
FSU 22,
FSU Bretagne,
Générations futures,
Gilles Huet, ancien délégué général d’Eau & Rivières de Bretagne,
La Coulée Verte,
Large Morgan, journaliste
Le cercle de l’oiseau,
Le Briéro Sébastien, avocat
Le Hénaff Guy, agronome
Le Quéau Serge,
Léraud Inès, journaliste
Libre Canut,
Ligue des droits de l’homme - Fédération du Finistère,
L’ilôt Kergaher,
Les Colocaterre,
Louail René, paysan syndicaliste et membre du CESER Bretagne
Lucie Lucas, comédienne
Maison de la consommation et de l’environnement,
Munier Philippe, paysagiste-conseil et chroniqueur jardin
Nature et patrimoine centre Bretagne (NPCB),
Nicolle Michel, médecin
Pépin Denis, Conférencier et formateur au jardinage au naturel
Périnaud Pierre-Michel, médecin
Prud’homme Loïc, député
Rustin Pierre, Directeur de Recherche au CNRS
Seralini Gilles-Éric, co-directeur Pôle Risques, Qualité et Environnement Durable MRSH - Université de Caen Normandie
Stop méthane Plouha,
Vitre Tuvalu,
Viv’Armor nature,
Vivre au pays de Pluvigner.

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Cette pétition est portée par l’association agréée pour la protection de la nature Eau & Rivières de Bretagne. En signant cette pétition, vous acceptez de recevoir des informations de notre association. En aucun cas votre adresse courriel ne sera commercialisée.

Conformément à la loi, vous avez à tout moment la possibilité de demander le retrait de vos coordonnées en vous adressant à erb@eau-et-rivieres.org